Comment prier ….?

Prier est cet acte magnifique par lequel l’homme «parle à Dieu comme un ami parle à un ami » (St Ignace), sans inquiétude, sans honte, sans détour. La meilleure prière est donc celle que vous formulez personnellement, avec vos mots propres. Vous pouvez tout dire à Dieu : vos joies et vos peines, vos révoltes et vos remerciements, vos questions, vos désirs, votre amour… Si parfois vous manquez de mots pour parler au Seigneur, alors asseyez-vous simplement en silence « en Sa présence », sous son regard d’amour. Avoir le désir de prier, c’est déjà une prière en soi. “Cherchez Dieu et votre âme vivra” dit le Psaume 69.

          La vie peut avoir ses moments compliqués, où nos difficultés et nos souffrances peuvent nous écraser. Même si Dieu est Immense et Tout-Puissant, il est aussi tout proche de nous. Il est attentif aux besoins de chacun de ses enfants. Si les chrétiens croient Dieu si proche, c’est qu’Il est devenu lui-même homme en la personne de Jésus-Christ. Il est né tout bébé, a grandi, a vécu, a aimé, a souffert, est mort, est revenu de la mort pour prouver qu’il est Dieu et qu’il est la Vérité.

          Cette Vérité que Jésus révèle, c’est que Dieu est avant tout un Père, un Père plein de Bonté et de Tendresse, avec qui chaque homme est appelé à entrer en relation dans la confiance, tel un petit enfant… La seule prière que Jésus enseigne débute d’ailleurs par ces mots : « Notre Père… ». Alors n’ayez pas peur de rencontrer votre Créateur et Père, et n’attendez pas le Ciel pour découvrir combien Il vous Aime !


Ci dessous vous trouverez quelques prières (sélectionnées parmi 367 prières que vous trouverez toutes en pdf à télécharger ICI !!). Je conseille aussi beaucoup les petits livrets mensuels MAGNIFICAT, avec les textes du jours, des psaumes, méditations, etc…

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Acte d’amour du Saint Curé d’Ars

Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie. Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer. Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement. Je vous aime, ô mon Dieu, et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais la douce consolation de vous aimer. Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire. Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant, de vous aimer en souffrant, et d’expirer un jour en vous aimant et en sentant que je vous aime. Et plus j’approche de ma fin, plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner. 

Ainsi soit-il.

Prière d’abandon de Charles de Foucauld

« Mon Père,
Je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira.
Quoi que tu fasses de moi, je te remercie.
Je suis prêt à tout, j’accepte tout.
Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures,
je ne désire rien d’autre, mon Dieu.
Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur,
parce que je t’aime, et que ce m’est un besoin d’amour
de me donner, de me remettre entre tes mains, sans mesure,
avec une infinie confiance, car tu es mon Père. »

«RESTE AVEC NOUS, SEIGNEUR!» 

«Reste avec moi, Seigneur, car il est nécessaire de t’avoir présent pour ne pas t’oublier.

Tu sais avec quelle facilité je t’abandonne. 
Reste avec moi, Seigneur, parce que je suis faible et j’ai besoin de ta force pour ne pas tomber si souvent.
Reste avec moi, Seigneur, parce que Tu es ma lumière, et, sans toi, je suis dans les ténèbres. 
Reste avec moi, Seigneur, pour me montrer ta volonté. 
Reste avec moi, Seigneur, pour que j’entende ta voix et que je te suive.
Reste avec moi, Seigneur, parce que je désire t’aimer beaucoup et être toujours en ta compagnie.
Reste avec moi, Seigneur, si Tu veux que je te sois fidèle.
Reste avec moi, Seigneur, parce que, si pauvre que soit mon âme, elle désire être pour toi un lieu de consolation, un nid d’amour.
Reste avec moi, Jésus, parce qu’il se fait tard et que le jour décline…,
c’est-à-dire que la vie passe, la mort, le jugement, l’éternité
approchent et il est nécessaire de refaire mes forces pour ne pas
m’arrêter en chemin, et, pour cela, j’ai besoin de toi.
Il se fait tard et la mort approche. Je crains les ténèbres, les
tentations, les sécheresses, les croix, les peines, et combien j’ai
besoin de toi, mon Jésus, dans cette nuit de l’exil.
Reste avec moi, Seigneur, parce qu’à l’heure de la mort je veux rester uni à toi, sinon par la communion, du moins par la grâce et l’amour.
Reste avec moi, Jésus, je ne te demande pas les consolations divines, parce que je ne les mérite pas, mais, le don de ta présence, oh! oui, je te le demande.

Reste avec moi, Seigneur,
c’est toi seul que je cherche, ton amour, ta grâce, ta volonté, ton
Coeur, ton Esprit, parce que je t’aime et je ne demande pas d’autre
récompense que de t’aimer davantage. D’un amour ferme, pratique,
t’aimer de tout mon coeur sur la terre, pour continuer à t’aimer
parfaitement pendant toute l’éternité.»

                                                                                          (Saint Padre Pio)

O MON DIEU, TRINITE QUE J’ADORE,

Aidez-moi à m’oublier entièrement 
pour m’établir en vous, immobile et paisible
comme si déjà mon âme était dans l’éternité. 
Que rien ne puisse troubler ma paix,
ni me faire sortir de vous, ô mon immuable, 
mais que chaque minute m’emporte plus loin
dans la profondeur de votre mystère.
 Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée
et le lieu de votre repos. 
Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entier,
tout éveillé en ma foi,
tout adorant, tout livré à votre action créatrice.

   (Ste Elisabeth de la Trinité)

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Viens, Lumière véritable. Viens, Mystère caché. 
Viens, Trésor ineffable. Viens, Bonheur inépuisé. 
Viens, Lumière sans déclin. Viens, Attente des sauvés. 
Viens, Réveil des ensommeillés.

Viens, O Puissant, qui toujours fait et refait
et transforme par ta seule Volonté.
Viens, O Invisible. Viens, Toi qui demeure toujours immuable
et à chaque instant te meut tout entier.

Viens à nous au plus bas dans les enfers, 
O Toi qui es au-delà de tous les cieux.

Viens, O Nom Adorable et partout répété ; 
mais dont l’être nous est interdit d’exprimer
ou d’approcher la nature. 
Viens, Joie éternelle.

Viens, Pourpre du grand Roi, notre Dieu.

Viens, toi qui as désiré et désire mon âme misérable. 
Viens, Toi le Soleil…
parce que tu le vois, je suis si seul. 
Viens, Toi qui m’as séparé de tout
et m’a rendu solitaire dans ce monde. 
Viens, Toi-même qui es devenu désir en moi,
Toi qui as enflammé mon désir de Toi, 
l’Absolument Inaccessible. Viens, mon Souffle et ma Vie. 
Viens, Consolation de ma pauvre âme.

     Viens, ma Joie, ma Gloire, sans fin… 

(St Simon le Nouveau Théologien)

« Pardonne nous à tous,

Bénis nous tous,

les larrons et les samaritains,

ceux qui tombent sur la route et les prêtres qui passent sans s’arrêter,

tous nos prochains, les bourreaux et les victimes,

ceux qui maudissent et ceux qui sont maudits

ceux qui se révoltent contre Toi

et ceux qui se prosternent devant Ton amour.

Prends nous tous en Toi,

Père Saint et Juste ».

(Prière des chrétiens de Russie)

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Laisse toi persécuter, mais toi, ne persécute pas.

Laisse toi offenser, mais toi, n’offense pas.

Laisse toi calomnier, mais toi, ne calomnie pas.

Réjouis toi avec ceux qui se réjouissent, pleure avec ceux qui pleurent, c’est le signe de la pureté.

Avec ceux qui souffrent, sois en peine.

Verse des larmes avec les pécheurs.

Avec ceux qui se repentent, sois dans la joie.

Sois l’ami de tous, mais dans ton esprit

reste seul avec le Seigneur.

Saint Isaac le Syrien (360-460)

–      « Prière d’un pauvre »    –

(de Marie Noël)


Mon Dieu, je ne vous aime pas, je ne le désire même pas, je m’ennuie avec vous
Peut-être même que je ne crois pas en vous.
Mais regardez-moi en passant.
Abritez-vous un moment dans mon âme, mettez-la en ordre d’un souffle,
sans en avoir l’air, sans rien me dire.
Si vous avez envie que je croie en vous, apportez-moi la foi.
Si vous avez envie que je vous aime, apportez-moi l’amour.
Moi, je n’en ai pas et je n’y peux rien.
Je vous donne ce que j’ai : ma faiblesse, ma douleur.
Et cette tendresse qui me tourmente et que vous voyez bien…
Et ce désespoir… Et cette honte affolée…
Mon mal, rien que mon mal…
C’est tout !
Et mon espérance !

 Quelquefois aussi, je me présente à Dieu comme une porteuse de peine chargée
de tous les fardeaux du voisinage et je lui dis :
« Ne faites pas attention à moi. Je ne peux pas vous plaire.
Regardez seulement les souffrances que je vous apporte
comme un pauvre commissionnaire qui vient de la part des autres :
Voici le mal de mon père, voilà celui de mon ami,
celui de tel ou de tel autre… »

Vous voilà, mon Dieu. Vous me cherchiez ?
Que me voulez-vous ? Je n’ai rien à vous donner.
Depuis notre dernière rencontre,
je n’ai rien mis de côté pour vous.
Rien… pas une bonne action. J’étais trop lasse.
Rien… Pas une bonne parole. J’étais trop triste.
Rien que le dégoût de vivre, l’ennui, la stérilité.
– Donne !
– La hâte, chaque jour, de voir la journée finie, sans servir à rien ;
le désir de repos loin du devoir et des œuvres,
le détachement du bien à faire, le dégoût de vous, ô mon Dieu !
– Donne !
– La torpeur de l’âme, le remords de ma mollesse
et la mollesse plus forte que le remords…
– Donne !
– Le besoin d’être heureuse, la tendresse qui brise,
La douleur d’être moi sans recours.
– Donne !
– Des troubles, des épouvantes, des doutes…
– Donne !

– Seigneur ! Voilà que, comme un chiffonnier,
Vous allez ramassant des déchets, des immondices.
Qu’en voulez-vous faire, Seigneur ?
– Le Royaume des Cieux.

« Aime-moi, tel que tu es » dit Dieu !

            « Je connais ta misère, les combats et les tribulations de ton âme ; la faiblesse et les infirmités de ton corps ; je sais ta lâcheté, tes péchés, tes défaillances ; je te dis quand même : « Donne-Moi ton coeur, aime-Moi comme tu es. »

            Si tu attends d’être un ange pour te livrer à l’amour, tu ne m’aimeras jamais. Même si tu retombes souvent, dans ces fautes que tu voudrais ne jamais connaître, même si tu es lâche dans la pratique de la vertu, je ne te permets pas de ne pas M’aimer. Aime-Moi comme tu es.

            A chaque instant et dans quelque position que tu te trouves, dans la ferveur ou dans la sécheresse, dans la fidélité ou dans l’infidélité. Aime-Moi tel tu es.

            Je veux l’amour de ton coeur indigent ; si pour m’aimer tu attends d’être parfait, tu ne m’aimeras jamais. Ne pourrais-je pas faire de chaque grain de sable un séraphin tout radieux de pureté, de noblesse et d’amour ? Ne pourrais-je pas, d’un seul signe de ma volonté faire surgir du néant des milliers de saints, mille fois plus parfaits et plus aimants que ceux que j’ai créés ? Ne suis-je pas le Tout-Puissant ? Et s’il me plaît de laisser pour jamais dans le néant ces êtres merveilleux et de leur préférer ton pauvre amour !

            Mon enfant, laisse-moi t’aimer, je veux ton coeur.

            Je compte bien te former mais en attendant, je t’aime comme tu es.

            Et je souhaite que tu fasses de même : je désire voir, du fond de ta misère, monter l’amour. J’aime en toi jusqu’à ta faiblesse.

            J’aime l’amour des pauvres ; je veux que, de l’indigence, s’élève continuellement ce cri : Seigneur, je vous aime. C’est le chant de ton coeur qui m’importe. Qu’ai-je besoin de ta science et de tes talents ? Ce ne sont pas des vertus que je te demande, et si je t’en donnais, tu es si faible que bientôt l’amour-propre s’y mêlerait : ne t’inquiète pas de cela. J’aurais pu te destiner à de grandes choses : Non, tu seras le serviteur inutile, je te prendrai même le peu que tu as, car je t’ai créé pour l’amour. Aime !

            L’amour te fera faire tout le reste sans que tu y penses ; ne cherche qu’à remplir le moment présent de ton amour. Aujourd’hui je me tiens à la porte de ton coeur comme un mendiant, Moi, le Seigneur des seigneurs. Je frappe et j’attends, hâte-toi de m’ouvrir, n’allègue pas ta misère. Ton indigence, si tu la connaissais pleinement, tu mourrais de douleur. Cela seul qui pourrait me blesser le coeur, ce serait de te voir douter et manquer de confiance. Je veux que tu penses à moi à chaque heure du jour et de la nuit, je ne veux pas que tu poses l’action la plus insignifiante pour un motif autre que l’amour. Quand il te faudra souffrir, je te donnerai la force ; tu m’as donné l’amour, je te donnerai d’aimer au-delà de ce que tu as pu rêver.

            Mais souviens-toi : « Aime-moi, tel que tu es. »

            N’attends pas d’être un saint pour te livrer à l’Amour, sinon tu n’aimeras jamais. »

(Auteur anonyme, parfois attribuée à St Augustin)



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