• Mot du P. Nathanael Pujos :

« Ne vous méprisez jamais ! » disait sainte Thérèse d’Avila à ses sœurs carmélites. Je crois qu’il y a là un principe essentiel de vie chrétienne. Nous sommes à l’image de Dieu, ses enfants, sa ressemblance, et pour notre vie éternelle, il a payé le prix cher : la vie de son Fils unique, Jésus. Voilà notre valeur. Nous mépriser attriste Dieu notre Père, et dévalue le sacrifice de son Fils. Le premier commandement de l’Evangile : « aimer Dieu de toutes ses forces, et son prochain comme soi-même » nous fait comprendre que pour aimer Dieu il faut aimer son prochain (« … car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? » 1 Jn 4,20) et pour aimer son prochain il faut… s’aimer soi-même. S’aimer en esprit et en vérité, sans fausse humilité, sans orgueil et vanité non plus, bien sûr. Il faut s’aimer – comme le dit Bernanos – comme un membre souffrant du corps du Christ : « Il est plus facile qu’on le pense de se haïr. La grâce est de s’oublier. La grâce des grâces serait de s’aimer humblement soi-même, comme n’importe lequel des membres souffrants du Christ ».  Un membre souffrant, oui, mais … du corps du Christ : voilà qui je suis. Un pauvre pêcheur qui cherche à aimer Dieu et son prochain de toutes ses forces, malgré mon orgueil et mon égoïsme. Et se réjouir ensuite que nos péchés ne repoussent pas Dieu, qui est si Bon, qui sait bien de quelle pâte nous sommes faits, que rien ne choque, et qui nous aime tel que nous sommes. Il ne nous aime pas pour notre valeur, mais c’est bien parce qu’il nous Aime que nous avons tant de valeur.                Alors aimons-le nous aussi tels que nous sommes. Pour nous y aider, lisons la prière page suivante : c’est Dieu qui nous l’adresse pour une fois ! Il nous rappelle que si nous attendons d’être un saint pour l’aimer, nous ne l’aimerons jamais…    

         

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